Les oiseaux

 

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    Voici à quoi peuvent ressembler les Basses Vallées Angevines (BVA) ou toute autre zone humide de même type (ces photos ont été prises sur les prairies de St Germain des Prés) au mois de mars. A cette époque, le niveau de l’eau baisse, découvrant des zones favorables à la pose et au nourrissage de oiseaux.
Si nous zoomons sur la photo il sera possible de voir quelques-unes de espèces caractéristiques de ces milieux lors de la migration prénuptiale (entre février et mai).

 La Barge à queue noire (Limosa limosa)

Ce limicole est régulier sur les BVA lors de la migration prénuptiale. Les premiers individus arrivent au mois de février et stationnent par plusieurs milliers avant de rejoindre leurs sites de nidification aux Pays-Bas. C’est un limicole assez haut sur pattes avec un bec assez long. En vol, elle ne peut être confondue, elle a une barre alaire blanche nette, une queue noire (qui lui a valu son nom) et le croupion blanc.

    

Les adultes nuptiaux arborent une livrée orange vif sur la poitrine et le cou, les mâles étant plus colorés que les femelles. Le ventre est grossièrement barré de noir. Les individus internuptiaux sont plus pâles. Deux sous-espèces peuvent se rencontrer : limosa, qui est la plus abondante a des couleurs moins intenses que la sous-espèce islandica.

 

     

Le Bécasseau Variable (Calidris alpina)

Ce petit limicole de la taille d’un étourneau se rencontre en hivernage sur les prairies humides et à l’automne sur les vasières de la Loire. En plumage internuptial, ce bécasseau présente un plumage terne. Le dessus est uniformément gris brunâtre et le ventre blanc. L’individu nuptial a le ventre noir. Le dos est brun-roux avec des nuances différentes. La gorge est finement striée de noir. Le bec est assez long.

 

 Le Plongeon catmarin (Gavia stellata)

Certains individus de cette espèce peuvent être observés sur la Loire lors des hivers froids. Chez cette espèce, le bec est légèrement retroussé vers le haut et tenu relevé. Le front est fuyant et la poitrine plate. Les côtés du cou sont blancs sur un peu plus de la moitié, le dos est moucheté de blanc et les flancs sont pâles tout le long de la ligne de flottaison.

    

 

     

L’Echasse blanche (Himantopus himantopus)

Cet élégant limicole peut se rencontrer sur les BVA au printemps. Espèce ne pouvant être confondue avec une autre, l’Echasse blanche possède de longues pattes rouges et un plumage noir et blanc. En vol, le cou et les pattes sont tendus, ce qui lui donne une silhouette allongée. Le mâle adulte a le dessus entièrement noir alors que la femelle a le dos moins noir. Le mâle a aussi plus de noir sur la tête que la femelle.

 

 Le Fuligule milouin (Aythya ferina)

Le Fuligule milouin se rencontre en hiver sur les BVA mais quelques individus se reproduisent en Maine et Loire. Chez cette espèce, le mâle nuptial a la tête de couleur brique, l’œil rouge, la poitrine noire, les flancs et le dos gris cendré et l’arrière noir. La femelle est plus terne. Elle est gris-brunâtre, avec les flancs et le dos grisâtres. Son œil est noir. 

    

 

     

Le Chevalier gambette (Tringa totanus)

Ce chevalier se rencontre au printemps sur les BVA. Il a  de longues pattes rouges (ce qui lui a valu son nom).La base du bec est rouge et le bout noir. Le dessus est brunâtre, la poitrine rayée et les flancs tachetés. Le cercle oculaire est pâle. En vol, on peut remarquer une large barre alaire blanche et une tache blanche pointue au croupion. L’individu internuptial est plus gris que l’individu nuptial.   

 

 Le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos)

Ce Chevalier est commun sur la Loire à l’automne. De taille moyenne, il a de courtes pattes et une queue longue qu’il hoche souvent quand il marche. Il vole au ras de l’eau avec des battements d’ailes nerveux, caractéristiques. Le dessus est brun. Une « virgule » blanche remonte le long du cou. Les côtés de la poitrine sont bruns. 

    

 

     

Le Héron cendré (Ardea cinerea)

Ce grand échassier est l’un des plus communs et plus faciles à observer. Lorsqu’il ne pêche pas sur la Loire, il est à chasser les mulots dans les champs. Le plumage est à dominante grise. Le bec est fort et jaune. L’adulte est plus contrasté que le juvénile. Il a les côtés de la tête blancs et une de longues plumes noires sur la tête. Le cou est rayé de blanc grisâtre et de noir. Il y a deux taches noires sur les ailes, bien visibles quand l’oiseau est posé. Comme les Aigrettes, les Héron volent le cou replié.

 

 La Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)

Ce passereau est de passage dans les BVA à l’automne. En tous plumages, un net sourcil blancs et une zone rousse à la base de a queue caractérisent cette espèce. En plumage nuptial, le mâle a une bavette bleu clair bordée en bas par une étroite bande noire et une bande rousse plus large. Au milieu de la partie bleue se trouve une tache blanche (appelée miroir). La femelle est moins colorée au niveau de la gorge.

    

Il y a en général seulement un de taches  noires sur un fond grisâtre. Deux espèces au miroir blanc se rencontrent en Maine et Loire : cyanecula, qui niche au nord et dans l’Est de la France et namnetum (aussi appelée Gorgebleue à miroir de Nantes), plus petite et inféodée au littoral atlantique. En France, une troisième espèce, avec un miroir roux, se rencontre : svecica.

 

     

Le Bécasseau maubèche (Calidris canutus)

Ce limicole peut être observé en petit nombre sur la Loire au printemps. Les individus sont alors en plumage nuptial. Ils arborent un plumage brun-roux sur le ventre, la poitrine et le cou. Le dessus est brun-noir avec des liserés roux. En plumage internuptial, le dessus est gris et les parties inférieures blanches. En France, deux sous-espèces se rencontrent. Calidris canutus canutus qui hiverne en Afrique et niche en Sibérie.

Cette sous-espèce se rencontre au printemps sur le littoral atlantique. Les oiseaux observés en Maine et Loire appartenaient à cette sous-espèce si on se réfère à se phénologie de migration. L’autre sous-espèce, islandica, hiverne sur le littoral atlantique et niche au Canada et au Groenland.

 

Le Faucon pèlerin (Falco peregrinus)

Ce faucon hiverne régulièrement sur les BVA. Il est connu pour sa technique de chasse des oiseaux en plein vol et sa vitesse impressionnante en piqué. Comme chez la plupart des rapaces, il y a une nette différence de taille entre le mâle et la femelle, cette dernière étant le plus grande. Ce faucon a une large poitrine, des ailes pointues et une queue de longueur moyenne. L’adulte a le dessus gris ardoise. Le dessous est blanc avec le bas de la poitrine et le ventre finement barrés de noir. Le haut de la poitrine, la gorge et les joues sont blancs.

    

 

     

La Bergeronnette printanière (Motacilla flava)

La Bergeronnette printanière est une espèce nicheuse régulière dans les BVA. Elle y revient au mois de mars pour nicher et repart au mois de septembre. Le mâle a le dessous jeune citron. La femelle est plus terne, surtout au niveau de la poitrine. Le dos est vert grisâtre ou blanc sale. Les ailes présentent des barres alaires jaunes pâles. Deux sous-espèces se rencontrent régulièrement dans les BVA : flava et flavissima.

 Les distinctions se font en observant les mâles, notamment le motif de la tête. Motacilla flava flava présente une tête gris-bleu avec un sourcil blanc et un trait blanc entre la joue gris foncé et la gorge jaune. Il y a aussi une petite tache blanche sous l’œil. Cette sous-espèce est présente sur une grande partie du continent européen. L’autre sous-espèce, flavissima, a une tête vert olivâtre, un sourcil jaune et une tache jaune sous l’œil. Motacilla flava flavissima niche au Royaume-Uni.    

 

L’Hirondelle de rivage (Riparia riparia)

Cette hirondelle niche en colonies dans les berges sableuses de la Loire et dans les fronts de taille des carrières en Maine et Loire. Cette visiteuse d’été est la première hirondelle à arriver, on peut ainsi la voir dès les mois de février-mars. Elle repart en octobre pour l’Afrique tropicale. C’est l’une des plus petites hirondelles. Le dessus est gris-brunâtre et le dessous blanc. Elle possède une bande pectorale séparant la gorge blanche du ventre également blanc. La queue est peu fourchue et sans tache blanche.

    

 

     

La Sarcelle d’hiver (Anas crecca)

Ce petit canard se rencontre en hivernage en Maine et Loire. Le mâle nuptial a la tête brun rouge avec les côtés verts. Cette zone est bordée de jaune. Les côtés et le dessous de la queue sont jaune avec un bord noir. Les flancs sont gris avec une ligne blanche. La femelle est tachetée de brun. Les deux sexes présentent un miroir vert, visible posé chez la femelle. En vol, on peut reconnaître la Sarcelle d’hiver à sa petite taille et à son vol rapide et nerveux.

 

Le Bécasseau Sanderling (Calidris alba)

Ce bécasseau se rencontre sur la Loire à l’automne. Sa taille est comparable à celle du Bécasseau variable. En plumage internuptial, ce limicole est remarquablement pâle et il présente une tache noirâtre au poignet. Le dessus est uniformément gris très clair avec de petites taches noires. Le ventre est blanc. Le bec est assez fort et plus court que celui du Bécasseau variable. 

    

 

 

 

 

 

     

La Cigogne blanche (Ciconia ciconia)

Cet échassier peut être observé aux deux passages en Maine et Loire. Si les niveaux d’eau lui conviennent, on peut l’observer sur les BVA en train de se nourrir. Plusieurs plateformes ont été installées sur les BVA pour favoriser son installation, mais elle ne niche toujours pas en Maine et Loire. Le cou et les pattes sont rouges. Le plumage est noir et blanc. Contrairement aux hérons et aigrettes, les cigognes volent avec le cou tendu.

 

Guillaume Rethore
Photographies de G. Rethore, S. Courant et Q. Giry